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Présidentielle : Un lundi décisif pour Moïse Katumbi

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Ce lundi 30 octobre 2023 est un jour comme tout autre pour bon nombre des congolais. Le soleil s’est levé comme d’habitude et il fait 26 °C en ce début de matinée. Il fait un peu plus chaud pour Moïse Katumbi et ses soutiens.

Ils ont le regard fixé sur la Cour constitutionnelle, qui doit rendre ce lundi, son arrêt définitif et irrévocable sur le contentieux de candidature du président de Ensemble pour la République à l’élection présidentielle du 20 décembre prochain.

Moïse Katumbi n’est pas le seul candidat visé par une requête de contestation de candidature mais sans doute son dossier est le plus sensible.

Il est visé par une deux requêtes du candidat président de la République Noël Tshiani et de Junior Tshuvuadi qui sollicitent l’invalidation de sa candidature respectivement pour «défaut de nationalité congolaise d’origine » et «défaut de nationalité, corruption et transfert illégal des minerais vers une autre destination ».

Le président Félix Tshisekedi est lui aussi visé par une requête du candidat Seth Kikuni, qui l’accuse d’avoir postulé sous une identité pirate.

Pour revenir au cas Moïse Katumbi, il faut dire le certificat de nationalité atteste que l’on est congolais mais ce n’est pas suffisant être candidat président.

Lire aussi Nationalité de Moïse Katumbi : Le spectaculaire rétropédalage de Thambwe Mwamba

En effet, la loi électorale et la constitution de la République sont claires sur le fait qu’il faut être congolais d’origine, c’est-à-dire être né de père ou de mère congolais pour être candidat à la magistrature suprême.

Tenant compte de cette disposition, le président de Ensemble peut beau détenir un certificat de nationalité ou un passeport congolais, mais il devra prouver que son père ou sa mère étaient congolais d’origine.

Sans rescusiter de polémiques familiales, il faut rappeler qu’un demi frère de Katumbi, en l’occurrence l’homme d’affaires Katebe Katoto, avait affirmé il y a quelques années que sa mère serait zambienne.

Dans tous les cas, le dernier mot revient à la Cour constitutionnelle, qui va statuer, sur base des éléments en sa possession, sur la validité ou non de la candidature du président du TP Mazembe.

Jean Pérou Kabouira

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