Home Politique Résultats des législatives nationales : Peur bleue dans le chef des candidats d’autres partis de l’Union sacrée, l’UDPS surveillée

Résultats des législatives nationales : Peur bleue dans le chef des candidats d’autres partis de l’Union sacrée, l’UDPS surveillée

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Après le report sine die de la publication des résultats des législatives nationales et provinciales, c’est la grande frayeur dans les rangs des candidats des partis et regroupements politiques membres de l’Union sacrée. En cause, les rumeurs de plus en plus insistantes prétendant que de candidats de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), pourront être favorisés. Ces craintes et rumeurs sont-elles réellement fondées ? Tentative de réponse.

Pour avoir été soutenu par de leaders originaires de tous les coins du pays et avoir lui-même sillonné toutes les provinces en tenant un discours convaincant, le président Félix Tshisekedi n’a pas eu du mal à se faire réélire haut la main. Ses 73% obtenus à l’élection présidentielle semblent mettre d’accord analystes et observateurs.

L’Union sacrée, sa plateforme, est bien positionnée, au regard des résultats affichés devant les bureaux de vote, pour être majoritaire à l’Assemblée nationale et dans les assemblées provinciales. Seulement, les risques de coups bas internes et de remplacements numériques planeraient sérieusement sur les résultats attendus.

Sont particulièrement pointés du doigt, de candidats de l’UDPS, parti présidentiel, suspectés, à tort ou à raison, de vouloir s’imposer même là où ils n’auraient pas obtenu assez de voix.

En effet, dans beaucoup de circonstriptions, les tendances vérifiables ne sont pas reluisantes pour les candidats de l’Union pour la démocratie et le progrès social.

Dans la province du Sankuru par exemple, de la dizaine de candidats alignés sur la liste de l’UDPS, ils seraient moins de deux à avoir raflé des voix susceptibles de faire d’eux des élus, toujours d’après les tendances de bureaux de vote.

Qu’à cela ne tienne, tant à Lodja où l’ancien vice-premier ministre de l’Intérieur Daniel Aselo, à Lumumbaville où le conseiller à la présidence Freddy Lukaso, qu’à Katako-Kombe où le gouverneur Jules Lodi n’ont été que les ombres d’eux-mêmes, ça se chuchote que le parti présidentiel ne peut pas avoir moins de trois sièges dans cette province ? Par quelle magie? Et dans quelles circonstriptions quand on sait que partout, ils ont affronté d’une part, des vieux routiers de la politique, de patriarches pour la plupart, ayant un grand encrage social et réellement enracinés dans leurs bases, et d’autre part, de jeunes candidats sérieux et très bien huilés dans l’art de convaincre les électeurs ?

Malheureusement, selon des témoignages reçus, tout au long de la campagne électorale et même jusqu’à ce jour, certains de ces candidats précités ont confié et confient à qui veut les entendre qu’ils seront proclamés députés nationaux parce qu’ils sont du parti du chef de l’État. On croise les doigts.

Possible vote-sanction contre les députés UDPS à Mbuji-Mayi

Non loin du Sankuru, à Mbuji-Mayi, l’UDPS serait très mal barrée. Sur les six noms figurant sur sa liste dans le chef-lieu de la province du Kasaï oriental, trois sont des députés de la législature passée (Nadine Mangabu, Jean Maweja et Bruno Kabangu) et trois autres sont de nouvelles figures (David Mukeba Kalengayi, Eva Konji et Godé Kalubi).

Mais contrairement à 2018, les candidats Jean Maweja et Nadine Mangabu, qui avaient réalisé beaucoup de voix jusqu’à repêcher Bruno Kabangu et attribuer au parti quatre sièges sur les six que compte Mbuji-Mayi, auraient cette fois-ci fait piètre figure.

On parle d’un possible vote-sanction car, explique-t-on, au lieu de travailler pour le développement de la ville et de la province du Kasaï oriental, les députés nationaux UDPS ont passé tout leur temps à se diaboliser, s’entredéchirer, déstabiliser les différents gouvernements provinciaux, faisant des desideratas de leurs électeurs le cadet de leur souci.

Du coup, à voir les tendances qui se dégagent sur les PV des bureaux de vote, l’UDPS semble avoir les difficultés de rééditer les exploits de 2018. Elle risque d’obtenir difficilement un seul siège, ce, grâce à la proportionnelle.

LIRE AUSSI Législatives nationales à Mbuji-Mayi : L’UDPS mal barrée !

Mais comme à Lodja, Lumumbaville et Katako-Kombe dans la province du Sankuru, de candidats de ce parti à Mbuji-Mayi commencent déjà à célébrer ce qu’ils considèrent comme leur victoire. Sorcellerie ? Peut être pas. Et s’ils ont reçu des assurances ? Par qui ? Pourquoi ? Et pour quelles conséquences ? Autant de questions qui imposent la vigilance aux responsables d’autres partis et regroupements politiques membres de l’Union sacrée.

La CENI est donc appelée à publier les noms des candidats députés nationaux et provinciaux réellement élus comme ce fut le cas de l’élection présidentielle. Ce ne sera que justice.

Jean Pérou Kabouira

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