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«Le bal des dauphins » : L’analyste Dominique Lomami tacle Jeune Afrique

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L’hebdomadaire basé en France a la prétention de mieux connaitre la politique congolaise et ses acteurs plus que les congolais. C’est ce que pense cet analyste politique à la lecture de l’article paru à la Une de l’édition de Jeune Afrique de cette semaine, consacrée aux tractations en cours au sein de la Majorité présidentielle pour la désignation du successeur de Joseph Kabila.

Il se dit sidéré de constater qu’à neuf mois des élections cruciales en RDC, ce média qui a pourtant habitué ses lecteurs à un travail journalistique de qualité, est descendu trop bas, avec un titre pompeux mais au contenu douteux et subjectif. Cet analyste proche de Bahati Lukwebo fustige l’absence de ce dernier sur la liste de favoris dauphins telle que présentée par Jeune Afrique.

« RD Congo, le bal des dauphins », c’est le titre de l’article co-signé par Pierre Boisselet et Trésor Kibangula. Les deux journalistes qui se sont intéressé au profil de la personnalité idéale qui doit porter la candidature de la MP à l’élection présidentielle du 23 décembre prochain n’ont pas caché leur soutien à Aubin Minaku Ndjalandjoko.

S’étant donné la tâche de présenter les atouts et les faiblesses de « favoris » prétendants dauphins de l’actuel Chef de l’Etat, ils ont eux-mêmes tranché en faveur du Président de l’Assemblée nationale. En effet, pour eux, estime Dominique Lomami, il est l’homme de la situation et, pour justifier cette prise de position partisane, ils ont mis l’accent sur ce qu’ils présentent comme les points faibles des autres probables dauphins.

« Bien plus poursuit-il, sur leur liste, ils ont oublié de citer le nom du véritable présidentiable, l’Autorité morale de la deuxième force politique de la Majorité présidentielle, Modeste Bahati Lukwebo ».
Il soutient que dans tous les cas, on comprend que c’est un article commandé par le Secrétaire général de la MP. « Le traitement de l’information n’est pas équilibré. Il suffit de lire l’article pour se rendre compte que tout a été fait à sa faveur », explique-t-il.

Et d’ajouter que l’article crucifie le Premier ministre Honoraire Augustin Matata Ponyo, présenté sous un mauvais jour.
En effet, près de la moitié du texte sur lui est consacré à ce que Jeune Afrique considère comme ses faiblesses, allant jusqu’à prétendre que ses origines du Maniema lui poseraient un problème auprès de l’électorat du centre du pays. « Déterminé à l’enterrer, ils n’ont nullement pas fait mention de son encrage sociale sur toute l’étendue du territoire national, notamment dans le chef des fonctionnaires de l’Etat qui, bénéficient entre autres des fruits de la bancarisation qu’il a instaurée », regrette un observateur.

Un article orienté

Prenant part à un combat qu’il prétend observer de loin, Jeune Afrique a fait le portrait flatteur de Minaku et n’a fait mention d’aucun de ses points faibles dans le corps de l’article. « Comme qui s’adressait aux enfants d’une école gardienne, il s’est contenté de mentionner pour besoin de formalité dans un cercle, sa  faible popularité et son manque d’expérience au sein de l’exécutif », relève Dominique Lomami.

D’autre part, il indique qu’en observant de près cet article, on constate également que ses auteurs n’ont fait aucun commentaire sur les autres personnalités citées, à savoir Emmanuel Ramazani Shadari et Adolphe Muzito. « C’est à dessein que Jeune Afrique n’a pas cité le nom de Bahati Lukwebo parce que ce nom fait peur surtout quand on regarde son parti politique, l’AFDC », conclut-il.

Ainsi, pour un Professeur de l’IFASIC, Jeune Afrique a péché par le manque d’objectivité et un traitement déséquilibré des faits dans cet article. « De tels dossiers exigent une certaine distance du journaliste avec les faits qu’il présente. En analyse les photos on comprend d’un seul coup son orientation », fait observer ce spécialiste de la presse écrite qui a requis l’anonymat.

Et de poursuivre que « quel crédit accordé à un article de presse qui présente plus de points faibles sur une personnalité et pas sur d’autres sur même sujet ».

RD44

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