Home Société Dossier Yves Buya: Accusé par Serge Kabongo de jouer l’avocat du diable, François Kabulo pète les plombs

Dossier Yves Buya: Accusé par Serge Kabongo de jouer l’avocat du diable, François Kabulo pète les plombs

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Celui qui a dit que l’âge n’est pas forcément synonyme de sagesse n’avait pas tort. Le manque de sérénité de juge tenu au droit de réserve affiché par le Président de la Commission de discipline de l’Union Nationale de la presse du Congo (UNPC), le doyen Claude François Kabulo, prouve en suffisance qu’il protège l’ancien infirmier reconverti en animateur télé, Israël Mutombo, qui a envoyé en prison le journaliste Yves Buya du journal d’informations en ligne C-News.

Accusé par le journaliste Serge Kabongo, membre du Rassemblement des Journalistes pour l’émergence du Congo (RAJEC) d’obéir aux instructions venant d’une main noire politique pour le pourrissement de deux plaintes précédées de l’autosaisine par la commission elle-même, François Kabulo s’est accusé en s’expliquant.

D’abord, il a prétendu que la commission de discipline et d’éthique professionnelle « doit statuer sans état d’âme et avec référence aux textes qui régissent notre corporation professionnelle » alors qu’il y a des indices crédibles qui démontrent qu’il a gelé le dossier Yves Buya.

Il a laissé entendre que la commission attendra la libération du journaliste Yves Buya pour le confronter à son bourreau. Question: en quoi servira une telle confrontation sachant que le confrère aura passé des mois ou des années en prison ?

Aussi, Claude François Kabulo affirme qu’il ne cédera à aucun chantage et n’a de directive à recevoir en dehors de textes alors qu’en réalité, il s’est complètement détourné de la bonne voix, si l’on en croit la lettre ouverte du présentateur de l’émission « Kiosque», le journaliste Serge Kabongo.

Comme il l’a souhaité, alternance.cd se fait le devoir de publier en intégralité la réponse du doyen Claude François Kabulo.
MA RÉPONSE À LA LETTRE OUVERTE M’ADRESSÉ PAR LE JOURNALISTE CONGOLAIS SERGE KABONGO RELATIVEMENT À L’AFFAIRE BUYA -MUTOMBO

Cher confrère et jeune frère Serge KABONGO, j’ai avec intérêt soutenu lu votre lettre ouverte publiée dans les réseaux sociaux et vous en remercie. Celle-ci appelle sans nul doute des précisions suivantes :

1) la commission de discipline et d’éthique professionnelle que je dire étant une structure de jugement professionnel doit statuer sans état d’âme et avec référence aux textes qui régissent notre corporation professionnelle.

2) la référence jurisprudentielle à laquelle vous faites allusion n’est confrontable qu’après instruction de cette cause au fond. Voilà pourquoi en ce qui concerne notre autosaisine, l’accent est placé dans l’approche du contradictoire et à ce point seul et alors seulement le confrère Yves Buya qui libre sera confronté au confrère Israël Mutombo pour faciliter le dégagement de responsabilité avec d’asseoir une bonne conclusion qui soit objective et à ce point, toute l’instruction sera publique afin que tout esprit avisé se fasse son opinion.

3) relativement aux frais d’instance demandé à la plaignante qui a le statut d’épouse du confrère Yves Buya, ce sont nos textes, us et coutumes qui l’exigent face aux personnes non journaliste qui dépose plainte contre les journalistes en ce sens comme structure de jugement professionnel nous ne pouvons avoir d’égards que les textes, us et coutumes.

Cher jeune frère, comment voulez-vous que notre commission soit neutre si nous devons appliquer nos textes de manière sélective? Cher jeune frère, vous qui vous êtes battus pour le congrès de Moanda selon vos écrits comment pouvez-vous penser que nous puissions appliquer les textes sélectivement suivant la tête des gens ? La force des textes c’est d’être au-dessus des sentiments et pressions humaines

4) dans notre agir prioritaire, nous voulons la liberté définitive du confrère Yves Buya de sorte que libre, soit confronté au confrère Israël Mutombo, je peux vous rassurer qu’à ce niveau, toutes vos questions seront rencontrée en séance publique et médiatisée. Et comme juge, c’est par décision que nous parlons.

Cher jeune frère, il peut arriver à n’importe qui de faire face à la justice des pairs c’est là que l’on comprend la nécessité d’éviter toute influence d’où qu’elle vienne. Je vous lis chaque fois et vous regarde me jeter en pâture et ne dis rien parce que comme père et adulte je comprends.

Nous ne céderons à aucun chantage et n’avons pas de directive à recevoir en dehors de nos textes. J’ai vu votre lettre ouverte être suffisamment relayée par certains confrères et j’attends voir leur sens objectif en accordant le même traitement à la mienne…

Comme vous l’affirmez, cette profession survivra au-delà de nos vies. Mon frère et ami d’heureuse mémoire Joseph Boucard KASONGA TSHILUNDE qui a donné de sa vie pour les journalistes est parti sans qu’elle ne disparaisse.

Cher jeune frère et candidat au CSAC, c’est ça aussi le testament de mon frère KASONGA TSHILUNDE, DU DES TES FUTURES RESPONSABILITÉS TU APPRENDRAS À OEUVRER AU DELÀ DE TOUS SENTIMENTS. JE SAIS QU’IL Y A PARMI NOUS QUI VOUS CONTACTE ET QUI SONT PASSIONNÉS ET QUI VEULENT FAIRE UN RÈGLEMENT DES COMPTES AU LIEU DE JUGER, CEUX LÀ VOUS INDUISENT EN ERREUR

Notez nous rendons justice et n’avons pour autorité que nos textes.

J’en appelle, pour terminer cette lettre ouverte à votre sens d’éthique professionnelle et de déontologie, s’il y en a encore pour éviter de tenter d’influencer la commission de discipline et d’éthique professionnelle pour éviter que l’issue de notre traitement soit considéré comme la victoire d’un camp sur un autre.

Ton grand frère et confrère François Claude Kabulo muana Kabulo, Président de la commission de discipline et d’éthique professionnelle de l’UNPC.