Home Politique Instabilité des institutions provinciales : Félix Tshisekedi désigne les coupables

Instabilité des institutions provinciales : Félix Tshisekedi désigne les coupables

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Le Chef de l’État Félix Tshisekedi Tshilombo a présidé, ce mercredi 22 décembre 2021, la huitième conférence des gouverneurs. A l’occasion, il a fustigé l’instabilité des institutions provinciales, semblant mettre tout sur le dos des Assemblées provinciales.

Une instance de concertation et d’harmonisation entre le pouvoir exécutif national et les pouvoirs exécutifs provinciaux, la conférence des gouverneurs est une occasion des vérités.

Aux termes de la Loi organique n°08/015 du 07 octobre 2008, elle permet aux participants d’émettre des avis et de formuler des recommandations sur la politique à mener dans la gestion des provinces et sur la législation y afférente à édicter.

Prévue initialement à Mbandaka, la huitième conférence des gouverneurs (la 3 ème sous l’ère Tshisekedi), s’est finalement tenue à Kinshasa autour du thème : « La stabilité dans la gouvernance des province des provinces, gage de la réussite du programme de développement communautaire à la base de 145 territoires ».

Dans son discours d’ouverture, le président de la République a dressé un tableau pas honorable des institutions provinciales du pays. Et, apparemment, il semble connaître qui sont à la base de cette instabilité.

« Sur les 26 provinces que compte la RDC, 14 ont connu la destitution de leurs gouverneurs par les Assemblées provinciales. Dans certaines provinces, les présidents des Assemblées provinciales ont aussi été démis de leurs fonctions. Cette valse de destitution ne constituait qu’un signe évident d’instabilité institutionnelle chronique empêchant surtout de mener à bien le programme de reconstruction ou de développement attendu par la population. À titre d’exemple, il a été révélé que le nombre moyen des réunions tenues par ces Assemblées au cours d’une session de trois mois n’a pas excédé 10 et le nombre d’édits adoptés dans les matières ou ces Assemblées nous donnent l’ampleur et la qualité du travail législatif de nos députés provinciaux. Pire, usant de leur droit de voter la motion de défiance à l’encontre d’un ministre ou la motion de censure contre le gouvernement, les députés provinciaux semblent avoir perdu de vue le sens du suffrage de leurs électeurs pourtant les dispositifs constitutionnels et légaux prévoient plusieurs moyens d’informations et de contrôle à la disposition des députés provinciaux », a dramatisé Félix Tshisekedi.

Pour changer la donne, il a exhorté les uns et les autres à redéfinir les relations entre les organes délibérants et les exécutifs provinciaux.

« Je vous invite au cours de cette 8e session à réfléchir et à donner des pistes de solution sur la manière dont les relations entre Assemblées et exécutifs provinciaux pourront être harmoniser en vue de garantir une mise en œuvre optimale du programme de développement local de nos 145 territoires. Le programme résulte de ma volonté politique de vaincre la pauvreté et les inégalités territoriales pour reléguer aux inefficacités des politiques de croissance trop pauvre engagées depuis de décennies en République Démocratique du Congo. Il est endossé au Plan National Stratégique de développement 2019-2023, au programme d’action du gouvernement 2021-2023 et au programme présidentiel accéléré de lutte contre la pauvreté et les inégalités », a poursuivi le Chef de l’Etat.

Il faut dire que les présidents des Assemblées provinciales, quoique légalement non parties prenantes à la conférence des gouverneurs, ont été exceptionnellement conviés à cette édition qui se clôture ce jeudi 23 décembre.

Lire aussi RDC: La huitième conférence des gouverneurs placée sous le signe de la stabilité de la gouvernance des provinces

Junior Lomanga

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