Home Politique Assemblée nationale : Muzito, Mova, Minaku et consorts, absentéistes comme Félix Tshisekedi lors de la législature 2011-2018

Assemblée nationale : Muzito, Mova, Minaku et consorts, absentéistes comme Félix Tshisekedi lors de la législature 2011-2018

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Visé par une pétition visant à le destituer, le Président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso N’Kodia a sorti de l’artillerie lourde contre ses détracteurs. Alors que l’auteur de la pétition, le député national Papy Nyango a annoncé que plus de cent de ses collègues ont déjà approuvé sa démarche, ce dernier risque de voir son mandat se terminer brusquement.

Accusés d’absentésme, en violation de la Constitution et du règlement intérieur, lui et d’autres députés nationaux pourront être invalidés comme Félix Tshisekedi, Eugène Diomi Ndongala et Mbusa Nyamwisi lors de la législature 2011-2018.

L’histoire est un perpétuel recommencement au sein de la classe politique congolaise. Les dirigeants d’hier n’ont visiblement pas de leçons à donner aux opposants d’hier, aujourd’hui au pouvoir, et vice versa, tellement ils dégagent tous une certaine odeur de médiocrité.

Notez que selon l’article 110 de la Constitution et l’article 95.6 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, chaque député national est appelé à siéger pendant plus au moins un tiers des séances réservées aux activités parlementaires. Mais, selon le service de communication de l’Assemblée nationale, plusieurs députés nationaux pourront perdre leurs sièges si cette disposition Constitutionnelle est appliquée.

Sont notamment cités, Aubin Minaku, Henri Mova Sakany, Néhémie Mwilanya, Marie-Ange Mushobekwa, Balamage, Charles Nawej, Adolphe Muzito, Papy Niango et la liste serait longue.

S’ils perdent leurs sièges pour motif d’absentéisme, ces élus du peuple seront sur les traces de Félix Tshisekedi Tshilombo, qui avait perdu son mandat de député national lors de la législature 2011-2018 pour la même cause. Il n’était pas le seul à être invalidé. Il y avait également Eugène Diomi Ndongala, Antipas Mbusa Nyamwisi, Claude Kiringa ou encore Jean-Claude Maweja Muteba.

Aujourd’hui à la tête du pays, Félix Tshisekedi Tshilombo ne souhaiterait sans doute pas composer avec une assemblée nationale constituée de députés absentéistes. Et, ce n’est pas le président de la chambre basse du parlement qui dira le contraire, lui dont la menace d’invalidation de la bande à Minaku, Niango et consorts est perçue par une certaine opinion comme du chantage.

Seulement, les griefs à charge de celui qui a été surnommé Joe Biden sont graves. Il est accusé notamment de corruption systématique des élus, chaque fois qu’une action parlementaire est activée contre un membre de l’Union sacrée de la Nation et le monnayage des initiatives parlementaires.

Jean Pérou Kabouira

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