Home Politique Invalidés aux législatives : qu’attendent ces ministres, gouverneurs et mandataires fraudeurs pour démissionner ?

Invalidés aux législatives : qu’attendent ces ministres, gouverneurs et mandataires fraudeurs pour démissionner ?

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Ils sont trois ministres nationaux, trois mandataires publics, cinq gouverneurs de province et plusieurs sénateurs ainsi que de députés nationaux dont les noms figurent sur la triste liste noire des candidats députés nationaux et provinciaux dont les suffrages ont été annulés par la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

Ce sont au total 82 candidats qui ont été stoppés à la régulière à cause notamment d’actes de violence, de vandalisme et de sabotage perpétrés à l’endroit des électeurs, du personnel, patrimoine et du matériel électoral de la CENI.

On trouve entre autres, le ministre du Tourisme, Didier Mazenga Mukanzu, la ministre de la Formation professionnelle Antoinette Kipulu et la ministre près le président de la République, Nana Manuanina Kihimba.

Professeur Kin Kiey Mulumba et le député national Nsingi Pululu, respectivement président du Conseil d’administration (PCA) de la RCA et membre du Conseil d’administration de la SNEL représentent les mandataires publics sur la liste des fraudeurs.

Le sénat est tristement représentés par Evariste Boshab, Victorine Lwese, Mabaya Gizi, Mona Lux, Jean de Dieu Moleka et Abdou Lianza.

On compte quatre gouverneurs, à savoir Gentiny Ngobila de la ville de Kinshasa, Bobo Boloko de l’équateur, Pancras Boongo de la Tshuapa et César Libaya de la Mongala.

Outre Nsingi Pululu, on trouve deux autres députés nationaux, Sam Bokolombe et Colette Tshomba.

Charles Mbutamuntu, ministre provincial de l’éducation de Kinshasa représente les ministres provinciaux.

D’aucuns pensent que ces fraudeurs devraient, dans les heures ayant suivi la publication de la liste de la CENI, rendre leurs démissions au nom de la règle non écrite qui veut qu’un dirigeant public dont la responsabilité est établie dans un scandale de nature à porter atteinte à l’honneur de la fonction publique démissionne de ses fonctions.

Cela se ferait si on était très loin des frontières de la République démocratique du Congo, dirait-on. Sauf qu’on imagine mal un ministre, mandataire public ou gouverneur de province sanctionné pour fraude électorale, être pris au sérieux par un partenaire et avoir la conscience tranquille de continuer à engager l’État.

Jean Pérou Kabouira

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