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Mwangachuchu : Un homme aux rendez-vous médicaux à Kinshasa, Belgique, Afrique du Sud, États-Unis et à Dubaï

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Poursuivi pour trahison, participation à un mouvement insurrectionnel et détention illégale d’armes par la haute Cour militaire, le député national Édouard Mwangachuchu révèle petit à petit son vrai visage. Au cours de l’audience du vendredi 26 mai à la prison militaire de Ndolo, ses avocats ont sollicité sa mise en liberté provisoire pour répondre aux rendez-vous médicaux…dans au moins cinq pays.

Il n’y a pas que sa nationalité qui suscite des interrogations. Son état de santé, décrit comme «précaire » par ses avocats, est aussi sujet à discussion.

D’après la défense, le prévenu Mwangachuchu souffre de douleurs lombaires et a été opéré selon un rapport médical. Il a des rendez-vous, toujours d’après ses avocats, à Kinshasa au centre hospitalier CMK, et d’autres rendez-vous médicaux à l’étranger notamment en Afrique du Sud, en Belgique, aux États-Unis et à Dubaï.

En réaction, l’officier du ministère public s’est montré dubitatif, estimant qu’il n’y a pas de garantie que le juge congolais aura le pouvoir de faire revenir le prévenu de l’étranger si ce dernier refusait de rentrer au pays.

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« Dans le cas d’espèce le prévenu devrait voyager par-ci, par-là dans le monde : à Dubaï, en Afrique du Sud, en Belgique,… pour répondre à des rendez-vous médicaux alors que la loi dit qu’à tout moment, le juge ou le Ministère public, quand il y a nécessité, peuvent le faire venir mais si Monsieur est à l’étranger, quel est le pouvoir que le juge congolais a de le faire venir ou contraindre un Monsieur qui est à l’étranger pour venir comparaître ici ? Si le prévenu est à l’étranger, que devient alors le co-prévenu dans cette cause ? », s’est interrogé l’organe de la loi.

Ce, après avoir rappelé que, nulle part dans la loi, il n’est dit que quand le prévenu est malade, on lui accorde la liberté provisoire.

« Bien au contraire, a martelé l’officier du ministère public, c’est l’administration pénitentiaire dans le cas où il y a un rapport médical qui estime que les soins du prévenu ne sont pas adaptés à la prison, qui s’en charge et l’autorité judiciaire n’est qu’avisée. L’administration pénitentiaire ne demande même pas l’autorisation, il prend les dispositions pour l’évacuer au centre médical le plus proche pour les soins appropriés, sous la garde de l’autorité judiciaire ».

Après avoir écouté les deux parties, la haute Cour militaire a renvoyé l’affaire au 3 juin pour répondre à la requête des avocats du prévenu. Ce dernier comparaît avec un co prévenu, un colonel des FARDC, qui passe inaperçu depuis le début de la procédure les visant.

Jean Perou Kabouira

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