Home Politique André Tambwe accuse Fayulu de vouloir emballer l’Assemblée nationale dans la guerre de leadership du Grand Bandundu contre Mboso

André Tambwe accuse Fayulu de vouloir emballer l’Assemblée nationale dans la guerre de leadership du Grand Bandundu contre Mboso

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L’encre coule à flot depuis les révélations de Martin Fayulu sur ce qu’il a présenté comme la luxure des députés nationaux. Au lendemain de ses affirmations selon lesquelles un député national touche 21 000 dollars américains par mois, le député national André Tambwe lui a adressé des conseils inattendus.

Le jeune élu du territoire de Katako-Kombe dans la province du Sankuru a fait sérieusement remonter les bretelles au leader de Lamuka, notamment en lui demandant de ne pas revoir ses ambitions à la baisse et surtout de ne pas mêler l’institution Assemblée nationale dans la guerre de leadership qui oppose les acteurs politiques du Grand Bandundu.

Interrogé par alternance.cd pour savoir si oui ou non lui et ses collègues touchent chacun 21.000 dollars américains par mois, cet élu du peuple a répondu par la négative.

Le député congolais parmi les plus défavorisés de la région

Refusant de dévoiler le montant qu’il touche, « par élégance et le respect au protocole de discipline » de l’Assemblée nationale, André Tambwe affirme que contrairement aux chiffres avancés par Martin Fayulu, le député congolais est parmi les moins valorisés non seulement à travers le monde mais aussi dans la sous région.

« Je ne crois pas que les députés congolais soient parmi les meilleurs représentants de la Nation payés à travers le monde, parce que ce comparatif doit être basé sur une étude comparative. On ne peut pas cibler quelques pays et nous en vouloir. Quand vous traversez le fleuve Congo, un député est mieux traité à Brazzaville qu’à Kinshasa. Quand vous allez à l’est, un député rwandais est mieux traité qu’un député congolais et, pas mal de similitudes. Quand vous faites ce comparatif là, vous devez avoir le tableau de comparaison du traitement des députés à travers le monde. Et puis, lorsque vous traitez le traitement financier qui est encore au niveau de la supputation, vous devez considérer également les autres traitements socio-politiques que connaît le député dans ces pays là et comparez à celui du Congo. Ici, on peut par exemple prendre Jean-Marc Kabund, un député qui se réveille un matin et on l’amène en prison. Ce qui ne peut pas se faire aux États-Unis ou en France », a-t-il expliqué.

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Tout en respectant le droit à la liberté d’expression et de cognitation du leader de l’Ecide, André Tambwe estime qu’il ne devrait pas emballer toute l’assemblée nationale dans la guerre de leadership qui l’opposerait au président de la chambre basse du parlement, Christophe Mboso, entant que ressortissants du Grand Bandundu.

« J’estime qu’en tant que député national actif actuellement et qui ne touche pas le montant qui a été évoqué par le président Fayulu, son affirmation rentre dans le champ de propagande politique et qui risque de remettre en cause sa personnalité. J’estime que lui qui est candidat Président de la République, ramener son discours sur le champ des activités de l’Assemblée nationale risquerait d’amener la logique de la masse comme si lui aujourd’hui sa cible devient Mboso dans la guerre de leadership au Grand Bandundu et qu’en ce moment là, les affirmations à l’emporte-pièce sur l’Institution que Mboso gère puissent se comprendre même si ça diloue, ça diminue son aura politique qu’il a acquis depuis les élections de 2018», a avancé ce député membre du Front Commun pour le Congo(FCC).

Fayulu appelé à formater son discours

Pour André Tambwe, il est hors de question de soutenir la démarche de Fayulu exigeant la destitution de Christophe Mboso du perchoir étant donné que la base est fausse.

« C’est lui-même qui a refusé d’être député pour qu’il puisse intervenir valablement. Il a renoncé à la qualité que la population congolaise lui a donnée pour qu’il puisse intervenir valablement. Il doit tirer les conséquences de cette renonciation. Il ne peut plus commenter ni suggérer quoi que ce soit. Il n’est pas bon que le président Martin Fayulu puisse revoir ses ambitions à la baisse. Parce qu’après avoir ambitionné d’être président de la République, commencer à ambitionner d’être député national ou président de l’Assemblée nationale c’est ridicule pour lui. Il doit réformer son discours politique », lui conseille-t-il.

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Selon l’élu de Katako-Kombe, la disparité salariale n’est pas uniquement humaine parce que même au ciel, il y a des Anges et des Archanges.

« Dieu aurait pu chercher à ce que tout le monde soit des anges là-bas. La classification fait partie de l’ordre de préséance du travail.
Le professeur n’a pas besoin de suffrage pour devenir professeur. Il utilise son intelligence. Et le médecin la même chose. Les efforts pour devenir professeur ne sont pas les mêmes sur le plan de l’usage des moyens. Le professeur a un traitement à vie alors que le député a un traitement ponctuel lié à sa fonction. Il ne faut pas comparer. Le risque que prend un professeur n’est pas celui que prend un député
», a-t-il argué.

Par ailleurs, il croit aussi que peut être Fayulu serait en désaccord avec son suppléant à l’Assemblée nationale et chercherait le montant exact que ce dernier toucherait, question de voir clair là dessus.

« Lorsqu’on approfondit le raisonnement, on peut se demander si le président Martin Fayulu a affirmé ou politiquement il a voulu sonder parce qu’il serait à couteau tiré avec son suppléant qui ne lui présenterait plus les vraies enveloppes et il est dans les supputations », a extrapolé André Tambwe.

RD44

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