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« Surveiller » Vital Kamerhe: l’équation complexe de l’UDPS à l’Assemblée nationale

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L’élection et l’installation du bureau définitif de l’Assemblée nationale auraient dû se dérouler depuis quelques jours. Elles ont été reportées sine die. La faute, d’abord aux désaccords au sein de l’Union sacrée d’au sujet du candidat président de l’Assemblée nationale. Ensuite, au casse-tête de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) qui chercherait désespérément de garde-fous à mettre autour du probable speaker, qui se trouve être Vital Kamerhe.

Au cours d’une matinée politique animée mardi 9 avril 2024, le secrétaire de l’UDPS, Augustin Kabuya, a annoncé, à la surprise générale, avoir décidé de renoncer à candidater au poste de premier vice-président de l’Assemblée nationale. Le chef du parti présidentiel a prédit que la famille politique du président de la République traversera des zones de turbulences. Il a indiqué que l’UDPS va se réunir pour trouver un autre candidat à présenter à ce poste.

« Je ne suis pas un moins intelligent en vous annonçant une telle information. Je sais pourquoi je vous dis tout ça. C'est ce parti qui fera face à tous ceux qui sont en train de comploter. Nous avons 75 députés nationaux pour l'UDPS, je vais les convoquer tous pour échanger de façon qu'on aligne une autre personne. Ne voyez pas celà mal parce que je reste député national c'est pour protéger le parti et le régime. Lors de la mise en place du gouvernement, le chef de l'État m'avait demandé d'intégrer le gouvernement, c'était pareil avec vos réactions d'aujourd'hui, mais après, nombreux m'ont donné raison de n’être pas entré, nous courons des risques que vous, vous ne voyez pas », a expliqué Augustin Kabuya.

Selon les sources d’alternance.cd, cette décision est loin d’être volontaire. Elle serait liée à une autre décision prise au niveau de la plus haute hiérarchie de l’Union sacrée. Celle-ci porterait sur le choix de Vital Kamerhe comme candidat de la majorité parlementaire (Union sacrée) au poste de président de l’Assemblée nationale.

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Le retour imminent du leader de l’Union pour la nation congolaise (UNC) au perchoir ferait rougir de stratèges de l’entourage du chef de l’État qui, auraient proposé qu’il soit accompagné d’un cacique de l’UDPS comme premier vice-président pour le « contrôler ».

Le sujet a été au centre d’une série de réunions tenues la semaine dernière à Kinshasa. De ces réunions, il se serait dégagé la conclusion provisoire que si Vital Kamerhe est officiellement investi candidat président de la chambre basse du parlement, il faudra l’entourer de gens suffisamment outillés stratégiquement, politiquement et intellectuellement pour contrecarrer ses éventuels dérapages.

« C'est un secret de polichinelle que Kamerhe n'a jamais abandonné son ambition présidentielle. Il ne manquera pas de chercher à profiter des projecteurs du perchoir de l'Assemblée pour se mettre en vedette comme il sait bien le faire, et même au détriment du chef de l'État et de l'ensemble de l'Union sacrée
», affirme un cadre de l'UDPS.

Puiser en dehors de l’UDPS

En effet, à l’UDPS, ça se chuchote qu’avec Vital Kamerhe au perchoir, il sera difficile pour l’Assemblée nationale de procéder à des réformes courageuses de nature à permettre au président Félix Tshisekedi de concrétiser sa vision.

« Plusieurs noms sont évoqués dont Jean-Pierre Lihau, André Mbata, Daniel Aselo, Tony Mwaba, Gilbert Kankonde… et Peter Kazadi. Mais aucun ne semble faire l'unanimité », a soufflé à alternance.cd une source interne.

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A en croire les sources de votre média en ligne, un plan B consistant à puiser en dehors de l’UDPS un oiseau rare capable de surveiller Vital Kamerhe est dans les petits plans des stratèges de la fatshisphère. Là aussi, plusieurs noms sont évoqués dont celui du premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde et deux membres de son gouvernement.

En dépit de toutes les réunions qui s’enchaînent, l’équation est très loin d’être résolue. Le critérium de compétence, expérience, poids politique et surtout de géopolitique pour assurer une telle mission face à l’imprévisible et encombrant « pacificateur » ne facilite pas le casting aux caciques de l’UDPS.

Pami Halele

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