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Facilitation de la CEEAC à la crise tchadienne: Didier Mazenga fait le point sur sa mission à N’Djamena

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La délégation de la facilitation de la Communauté économique des États d’Afrique centrale (CEEAC) dans la crise tchadienne a fait le point sur la première étape de sa mission. De retour de N’Djamena où il a été dépêché par le président de la RDC et facilitateur dans cette crise, Félix Tshisekedi, le ministre de l’Intégration régionale et président en exercice du conseil des ministres de la CEEAC, Me Didier Mazenga Mukanzu, a animé une conférence de presse, ce jeudi 10 novembre 2022, à l’hôtel du gouvernement, à Kinshasa.

Accompagné du président de la Commission de la CEEAC, l’ambassadeur Gilberto da Piedade Verrisimo, il a expliqué la mission confiée à la facilitation et ses premiers pas effectués en terre tchadienne dans le cadre de cette mission.

De prime abord, il a rappelé qu’après sa désignation comme facilitateur dans la crise tchadienne par ses homologues de la CEEAC réunis en sommet extraordinaire consacré au « processus de transition politique au Tchad » convoqué à son initiative, le président en exercice de la CEEAC a dépêché une mission à N’Djamena.

Elle avait pour mission de prendre contact avec les autorités tchadiennes pour leur expliquer la mission confiée au chef de l’Etat congolais.

A en croire Didier Mazenga, la délégation de la CEEAC a rencontré, entre autres, le Premier ministre, le chef de la diplomatie, des leaders religieux et échangé avec différents acteurs politiques.

« Après la deuxième session extraordinaire de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement tenue ici à Kinshasa le 25 novembre de cette année, le président Félix Tshisekedi Tshilombo a été désigné facilitateur et il nous a envoyés, le président de la Commission et moi-même comme envoyés spéciaux au processus de transition au Tchad. Trois jours après, nous avons reçu l’autorisation de nous rendre à N’Djamena pour d’abord, donner l’information au gouvernement et aux parties concernées sur l’engagement de la CEEAC d’accompagner le processus de transition au Tchad. De deux, c’était une mission de prise de contact. Nous devrions savoir avec qui nous allons travailler, avec qui nous allons dialoguer. Nous avons rencontré le gouvernement par le biais du Premier ministre, nous avons échangé et présenté la décision de la CEEAC », a-t-il expliqué.

Destination finale: les élections dans 24 mois

Le président de la Commission de la CEEAC, Gilberto da Piedade et le président du conseil des ministres de la CEEAC en conférence de presse à Kinshasa

D’après lui, la délégation a obtenu des autorités tchadiennes des documents qui va lui faciliter la tâche dans l’élaboration du calendrier de ses activités.

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« Après échange, nous avons sollicité que le gouvernement puisse mettre à notre disposition les accords signés par le gouvernement, notamment au dialogue de Doha et au dialogue de N’Djamena. Aussi, obtenir la feuille de route de transition et enfin, obtenir une liste des partis politiques, mouvements politico-militaires et leurs représentants pour nous permettre de faire la planification des actions à mener. Nous avons rencontré quelques diplomates et nous avons reçu les religieux… Nous avons parlé avec quelques opposants et nous allons planifier comment nous allons nous rendre à l’étranger pour échanger avec de personnalités qui s’y trouvent » , a poursuivi le ministre de l’intégration régionale et président en exercice du conseil des ministres de la CEEAC.

Il a précisé que l’objectif principal de la mission de facilitation est de créer les conditions pour la tenue des élections dans 24 mois.

La délégation de la CEEAC s’est, par ailleurs, acquiert des évènements du 20 octobre dernier, marqués par des manifestations qui ont fait plusieurs morts à N’Djamena et dans quatre villes du pays.

A ce sujet, il faut dire que les autorités tchadiennes ont accepté qu’une mission d’enquête internationale soit déployée pour faire la lumière sur les violences enregistrées. Elle sera menée, d’après Didier Mazenga, par l’Union Africaine et la CEEAC.

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Le président du conseil des ministres de la CEEAC a insisté sur le fait que « chaque pays a ses problèmes » et que la RDC ne doit pas abandonner ses responsabilités au niveau régional en dépit de la situation sécuritaire dans l’Est de son territoire. Une manière pour Didier Mazenga de répondre à ceux qui estiment que le chef de l’Etat congolais n’aurait pas dû accepter la mission de facilitation à la crise tchadienne.

De son côté, le président de la Commission de la CEEA a tenu à souligner que la décision de créer une mission de facilitation au Tchad a été décidée avant les évènements malheureux du 20 octobre dernier.

Qu’à cela ne tienne, les envoyés spéciaux de la communauté économique des États de l’Afrique centrale ont constaté les dégâts et inclus la question dans leur agenda des activités.

Les prochaines étapes de la facilitation seront incessamment définies par qui de droit.

Robert Djanya

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