Home Politique Bintou Keita : «Le désengagement de la Monusco ce n’est pas le désengagement des Nations unies »

Bintou Keita : «Le désengagement de la Monusco ce n’est pas le désengagement des Nations unies »

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Les Nations unies continueront à soutenir et à appuyer la République démocratique du Congo même après le retrait de leur mission du pays. La précision a été faite ce samedi 13 janvier 2024 par cheffe de la MONUSCO, Bintou Keita, au cours d’une conférence de presse conjointe avec le vice-premier ministre en charge des Affaires étrangères, Christophe Lutundula Apala.

Le plan de retrait progressif de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en RD Congo (Monusco) a été au centre de leurs échanges avec la presse.

On le sait, à travers la résolution 2717 (2023), le Conseil de sécurité avait entériné ledit plan de retrait. Il est prévu notamment qu’un effectif maximum de 13 500 militaires, 660 observateurs militaires et officiers d’état-major, 591 policiers et 1 410 membres d’unités de police constituées sera en place jusqu’au 30 juin 2024.

A partir du 1 er juillet, ces effectifs devront être réduits à 11 500 militaires, 600 observateurs militaires et officiers d’état-major, 443 policiers et 1 270 membres d’unités de police constituées.

Plus de débat sur le principe du retrait

Pour le gouvernement congolais, il n’y a plus débat sur le principe du retrait de la Monusco.

« A ce stade, a affirmé Christophe Lutundula, il faut relever qu'il ne peut y avoir un débat quelconque sur le principe du retrait de la Monusco…Le retrait de la Monusco a déjà commencé dans ce sens que nous sommes à pied d'œuvre comme convenu pour fixer les modalités pratiques et pour essayer d'amorcer progressivement mais sereinement le processus de manière à ne pas perdre le pied à un moment ou un autre. »

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Le chef de la diplomatie congolaise a précisé que « le retrait sera séquencé sur l’ensemble de l’année 2024 de sorte que la première étape va de maintenant en avril. »

S’en suivra ensuite, a-t-il poursuivi, l’étape d’évaluation au mois de juin avant de passer à la dernière étape.

Il a lancé un appel patriotique aux Congolais en ces termes:

« Le retrait de la MONUSCO n’est pas égal à la fin de la guerre ou bien à la fin de la crise. Le retrait de la MONUSCO n’est pas la fin du combat que le peuple congolais mène pour jouir de tous les droits attachés à son patrimoine. A tous les Congolais, nous devons continuer à nous battre ».

De son côté, la représentante permanente du secrétaire général des Nations unies en RDC, Bintou Keita, a assuré que le départ de la Monusco décidé par le gouvernement congolais et accepté par le Conseil de sécurité ne signifie pas la fin du partenariat entre les deux parties.

« Je tiens à préciser que le désengagement de la Monusco ce n'est pas le désengagement des Nations unies. Les Nations unies sont présents avant, pendant et après », a martelé la cheffe de la Monusco.

A ce sujet, le VPM des Affaires étrangères a souligné qu‘« il n’y a pas de Congo sans Nations unies et des Nations unies dans la configuration actuelle sans le Congo. »

Junior Lomanga

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