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Lutte anti érosive à Lodja: On n’en parle plus!

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Deux mois et une dizaine de jours sont passés depuis le lancement des travaux de lutte anti érosive à Lodja, la plus importante agglomération de la province du Sankuru. Lancés au nom du chef de l’Etat par son conseiller spécial en charge des Infrastructures, en présence du gouverneur de province, du président de l’Assemblée provinciale et de députés nationaux de la contrée, ces travaux mettent du temps à évoluer. Ce qui suscite l’inquiétude de la population locale.

Quand la province du Sankuru fait les titres de l’actualité, c’est rarement pour les bonnes raisons. La preuve, ces derniers jours, c’est la non exécution des travaux de lutte anti- érosive, exécutés par la société Airis Africa, qui fait parler de cette province enclavée et pauvre située au centre de la République démocratique du Congo.

Devant de centaines de personnes, le gouverneur du Sankuru, Jules Lodi, avait assuré, le 20 octobre dernier, qu’ « ensemble avec les députés nationaux et provinciaux qui m’ont accompagné, nous allons suivre de près l’évolution des travaux que je viens de lancer pour lutter contre cette érosion qui menace la ville de Lodja ».

Se voulant déterminé, il avait promis qu’ « en cas de non exécution de ces travaux, toute personne qui a eu une responsabilité répondra devant les instances judiciaires ».

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Deux mois et demi plus tard, les habitants de Lodja sont sidérés de constater que les travaux n’évoluent pas. « Ils ont creusé des trous le long des grandes avenues après chaque cent mètres et érigé de dos d’âne pour stopper les eaux de pluies. Depuis, plus rien d’intéressant n’a été fait », rapporte un journaliste, qui renseigne que le ravin dit de Jacob poursuit petit à petit sa progression.

Vivement un suivi

D’autres habitants indiquent que l’entreprise de génie civile, Airis Africa qui a remporté le marché de l’exécution de ce projet chiffré à un peu plus de 2 millions USD, qui s’inscrit dans le cadre du programme présidentiel TSHILEJELU, se fait rare dans la ville depuis quelques semaines.

« On ne voit plus les jeunes qui étaient employés comme journaliers pour exécuter les travaux. Personne ne sait où en est-on avec ces travaux », s’est désolé un des propriétaires de parcelles menacées par le ravin.

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Un responsable de Airis Africa contacté a affirmé que « les travaux seront exécutés ». Toutefois, il a révélé que « l’entreprise n’a pas encore reçu la totalité de la somme prévue pour l’exécution des travaux ».

Du côté du gouvernement provincial du Sankuru, tous les ministres interrogés par votre média en ligne disent n’avoir aucune information sur le dossier, qui selon eux, est directement géré par le gouverneur.

Pour en savoir plus, alternance.cd a contacté ses sources à la présidence de la République, qui ont annoncé qu’ « après le constat de la maffia autour de la gestion de 42 millions USD déboursés pour le projet de construction l’Université officielle de Mbuji-Mayi (UOM), le chef de l’État se montrera très sévère avec les gestionnaires de tous les projets initiés dans le Grand Kasaï ».

C’est dire que les gestionnaires du projet anti érosive à Lodja ont intérêt à relancer les travaux et à les exécuter jusqu’au bout.

Junior Lomanga

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