Home Economie Témoignage de Simon Limela sur les PHC: « Nous avons de preuves du respect des clauses sociales par la société »

Témoignage de Simon Limela sur les PHC: « Nous avons de preuves du respect des clauses sociales par la société »

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Autrefois appelée Plantations Lever au Zaïre (PLZ), la société Plantations et Huileries du Congo (PHC) renait de ses cendres. Depuis la grosse somme de 50 millions USD investie en 2017 par Straight KKM2, et la nomination d’une nouvelle direction générale des PHC chapeautée par Madame Monique Gieskes, la société va de prouesses en prouesses. Entre 2020 et 2022, les PHC ont enregistré une augmentation de la production d’huile de palme de plus de 40%, passant de 42 mille tonnes en 2020 à 60 mille tonnes en 2022.

La direction générale des PHC table sur une production de 100 mille tonnes d’ici 2026. Elle mise sur la mobilisation des employés, remis au centre des préoccupations de la société. A cet effet, elle a innové en primant depuis 2022, les meilleurs agents qui se sont distingués au cours de l’année.

En marge de la deuxième édition de cette cérémonie dénommée « PHC Awards », tenue à Pullman hôtel de Kinshasa, samedi 4 février 2022, le coordonnateur de l’ONG M.U.DEV basée dans la province de la Tshopo, Simon Limela, a témoigné, au nom des populations riveraines, le respect par les PHC des clauses sociales.

Dans une interview exclusive accordée à ALTERNANCE.CD, il a soutenu que l’actuelle équipe dirigée par la directrice générale, Madame Monique Gieskes, a restauré d’une part, la confiance des communautés locales envers la société et, d’autre part, la confiance entre elle et les employés. Il a épinglé entre autres actions réalisées au cours de dernières années par les PHC en faveurs des communautés locales, la construction en matériaux durables des écoles et hôpitaux ; réhabilitation des routes de desserte agricole ; construction des maisons pour les autorités coutumières…ou encore un appui aux jeunes non-agents de la société pour des projets agricoles à leur propre compte.

Ce membre de la société civile estime que si l’actuel actionnariat et la directrice générale Madame Gieskes étaient à la tête des PHC depuis longtemps, « nos villages se seraient déjà transformés en villes ». Ci-dessous l’intégralité de l’interview que Simon Limela a accordée à ALTERNANCE.CD.

Monsieur Simon bonjour! Quels sont vos liens avec la société PHC?

Simon Limela: Bonjour monsieur le journaliste. Nous avons une relation des partenaires. La société PHC ne travaille pas en vase close. C’est une société qui travaille ensemble avec les communautés locales. Moi, je suis là comme un représentant de la communauté.

Quelle lecture faites-vous de l’action menée par l’actuelle direction générale des PHC depuis deux ans ?

C’est une nouvelle équipe, qui est venue sauver la situation. Je dis bien sauver la situation car, avant que cette équipe soit là, les PHC ont été gérée par des équipes qui ont montré leur limite. Honnêtement, nous les communautés locales, nous confirmons que l’actuelle équipe est en train de conduire les choses dans le sens qui rencontre l’entendement des communautés.

Nous avons appris que des cas de vol et de justice populaire ont été enregistrés en 2022 sur les sites des PHC. Qu’est-ce que la société civile locale a fait pour stopper cette situation, étant donné que les PHC ont eu à dénoncer notamment un cas de décès ?

Dans toute communauté humaine, les problèmes ne manquent pas. Ce qui importe, c’est comment gérer ces problèmes-là. Oui, nous avons assisté à des cas de justice populaire. Mais la situation a changé. Nous avons sensibilisé la population. Nous avons même monté une structure chargée de descendre sur le terrain pour sensibiliser et conscientiser nos différentes communautés en leur montrant l’avantage de la société PHC chez nous. Et aujourd’hui, les choses évoluent dans le sens qui arrange tout le monde.

Ça fait deux ans que les PHC priment ses meilleurs employés lors des PHC AWARDS. Que vous inspire cette initiative ?

Ça rentre à l’actif de la nouvelle équipe. C’est une stratégie qui n’a jamais existé. Quand je suis venu pour la première édition organisée en 2022, j’avais clairement reconnu que ce que Madame Monique Gieskes et son équipe sont en train de faire est une innovation, une nouveauté qui n’a jamais existée chez nous.

Mme la DG des PHC aux PHC Awards 2022

Avant eux, on ne savait pas à la fin de l’année quels ont été le rendement et les recettes de l’entreprise en termes de production. C’était quelque chose de tabou. Mais aujourd’hui, avec l’équipe de Madame Monique Gieskes, il n’y a rien à cacher. Ils disent « cette année on a produit autant et on a vendu autant, les actionnaires, les travailleurs et les communautés ont eu leur part ». C’est ce que la directrice générale a appelé « une prospérité partagée ».

Et aujourd’hui, dans les différents sites des PHC, Madame Monique Gieskes a été surnommé « maman gagnant-gagnant », parce qu’elle encourage la communauté à travailler, à appuyer la société pour gagner en retour. Nous assistons à l’effervescence de travaux des infrastructures que la société est en train de construire du jour le jour.

Quel message adressez-vous aux communautés locales face à cette évolution positive que vous venez d’épingler ?

Le message est simple: il faut laisser la société PHC tranquille. Il faut l’accompagner. Je dis cela en connaissance de cause. Les clauses sociales sont respectées. Il faut considérer ce que la société a réalisé sur terrain. Nous, on se dit que si ce groupe KKM2 qui a nommé Madame Monique Gieskes à la tête de l’entreprise était chez nous depuis longtemps, ce serait formidable pour notre contrée. Je dis cela parce que les PHC existent depuis plus d’un siècle, mais on n’a jamais assisté à des telles réalisations.

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Avec l’actuelle équipe, les infrastructures naissent du jour au jour. Je donne l’exemple de Mwando. Depuis la création de la société en 1911, jusqu’à 2018 on n’avait aucune école ni centre de santé en matériaux durables. Depuis l’arrivée de la nouvelle équipe de direction des PHC nommée par Straight KKM2, on a une école en matériaux durables à Tongoso, un centre de santé au village Yalisunguya Bongonda…Si nous venons même à Bolesa, il y a une école et des centres de santé. Même choses à Mwingi, Bokala et Bolombo. Donc, vous sentez que si ces gens-là étaient ici depuis longtemps, nos villages allaient se transformer en villes.

Est-ce que les infrastructures construites par les PHC sont protégées par les communautés locales ?

Nous sommes en train d’effectuer ce travail-là, que la communauté puisse s’approprier des œuvres grandioses réalisées par la société PHC et les protéger car elles ont été construites en notre faveur et pour notre bien-être. Nos enfants qui étudiaient dans des écoles construites en pailles étudient aujourd’hui dans des écoles construites en matériaux durables. Il faut être naïfs pour détruite de tels bijoux.

Quel est l’impact réel du respect par les PHC des clauses sociales ?

Nous avons de preuves du respect des clauses sociales par la société. Il y a notamment des écoles, hôpitaux et même des maisons de chefs coutumiers et de routes de desserte agricole, y compris des ponts. La société PHC est allée plus loin en créant des organisations des producteurs agricoles. C’est-à-dire, elle sensibilise les jeunes et leur donne des matériels et de semences pour cultiver leurs propres champs. Aujourd’hui, des jeunes qui ne travaillent pas pour les PHC produisent du riz et du maïs à leur propre compte grâce à l’appui de la société.

Le PDG de Kuramo Capital remet un prix à un lauréat de PHC Awards 2022

C’est connu de tous qu’il n’y a pas d’emplois au Congo. Mais les PHC emploient près de 8.000 personnes dont plus de 80% sont des locaux, nos enfants.

Est-ce qu’ils vivent bien de leur travail ?

J’ai fait dernièrement un travail sur les écarts de salaires sous l’ancienne équipe et l’équipe actuelle. A titre d’exemple, le salaire de gardes industrielles est passé de 80 000 FC en 2019 à 300 000 FC en 2021. Aujourd’hui, les soins de santé de travailleurs sont pris totalement en charge par la société PHC, qui fait parfois quitter de malades de Lokutu où ils ont pourtant un hôpital, à Kisangani voir à Kinshasa pour des soins de santé appropriés en cas de nécessité.

Il faut aussi considérer la tenue des travailleurs. Autrefois, ces derniers s’habillaient comme des chasseurs qui vont à la forêt pour chasser. Aujourd’hui, ils ont des tenues de travail propres avec des bottes et autres équipements de sécurité afin de les épargner des accidents pendant le travail.

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Il y a également les frais de transport qui ont été ajouté en plus du salaire en dépit du fait qu’on est au village et que généralement les travailleurs se rendent au travail à pied.

En gros, PHC est une société qui mérite les applaudissements. Dans le travail que j’ai énuméré plus haut, nous avons suggéré à l’Etat congolais d’appuyer cette entreprise en lui donnant par exemple de projets comme celui du développement à la base de 145 territoires.

Un mot à propos du site de LOKUTU consacré « meilleur site » lors des PHC Awards 2022…

Je suis très content parce que Lokutu c’est mon site natif. Je sais que c’est un site qui a toujours été confronté à de nombreux défis. Mais aujourd’hui, avec la nouvelle donne de collaboration entre la société et les communautés locales et avec la structure des leaders communautaires mise en place pour conscientiser les natifs, il y a eu une amélioration.

Lire également PHC prime ses meilleurs employés: Monique Gieskes maintient le cap et mise sur une production de 100 000 tonnes par an

Vous confirmez que les relations sont bonnes entre les communautés riveraines et la société PHC ?

Les relations sont au beau fixe entre les communautés locales et les PHC. Grâce aux messages de conscientisation que nous lançons dans nos communautés riveraines, elles ont saisi l’opportunité de soutenir la société PHC. C’est ainsi que les problèmes ont diminué et la société travaille en toute quiétude et les communautés locales en tirent les profits, ce qui constitue à nouveau une démonstration de la vision de la société relative à la prospérité partagée.

Interview réalisée par Robert Djanya

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