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Vidéo d’un présumé Kuluna interrogé en français: Une honte pour la police

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Une vidéo montrant un présumé Kuluna soumis à un interrogatoire par un officier de la police nationale congolaise est devenue le choux gras des utilisateurs des réseaux sociaux en République démocratique du Congo depuis deux jours. Au-delà de son aspect sarcastique, elle révèle un sérieux problème d’éthique dans l’attitude de l’officier de la police qui l’a tournée.

Des juristes consciencieux devraient éprouver de la colère en suivant cette vidéo de 2 minutes 7 secondes, que alternance.cd a décidé de ne pas partager.

Elle met en scène un jeune homme détenu au milieu d’une dizaine d’autres jeunes arrêtés, tous têtes bizarrement rasées à moitié et torses nues.

On entend un officier de la police visiblement derrière le téléphone qui filmait la scène, soumettre le présumé kuluna qui prétendait étudier à l’Institut supérieur de bâtiments et travaux publics (INBTP), à un test de niveau.

Jusque-là là, on peut dire que rien d’anormal… jusqu’à ce que le jeune homme lui a demandé poliment de cesser de le filmer.

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Répétant à plusieurs reprises qu’il est étudiant, il a expliqué son refus de se faire filmer par le souci de protéger sa dignité et sa réputation.

L’officier ne l’a pas entendu de cette oreille, violant de ce fait le droit à l’image du détenu.

Il a commis une deuxième erreur, mieux une faute plus grave, en réduisant une sanction pénale à un jeu de question et réponse.

En effet, cet officier non autrement identifié a promis au présumé Kuluna que « si tu réponds, je te libère sans condition .»

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Même s’il ne l’a pas libéré, le prétendu « étudiant en G2 à l’IBTP » n’ayant pas réussi à « conjuguer le verbe avoir à l’imparfait », le mal a déjà été commis.

Une enquête devait en principe être diligentée pour identifier cet officier de la police et éventuellement le soumettre à son tour à un interrogatoire pour son attitude légère, en vue d’éventuelles poursuites.

Junior Lomanga

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