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Prof Albert Malukisa de l’UCC écrit à alternance.cd

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Après publication par alternance.cd, en date du 4 mai 2023, de l’article de presse intitulé « « ESU: Un professeur de l’UCC traîné en justice pour tentative présumée de harcèlement sexuel », le professeur Albert Malukisa Nkuku nous a fait parvenir son droit de réponse.
Conformément à la loi, la rédaction s’est fait le devoir de publier en intégralité ledit droit de réponse.

Concerne : Mon droit de réponse aux imputations dommageables de votre Journal

Messieurs,

En date du 04 mai 2023, votre journal a publié un article intitulé comme suit : ESU : un professeur de l’UCC traîné en justice pour tentative présumée de harcèlement sexuel. En lisant cet article portant la signature d’un certain Jules NTAMBWE, votre journal a attiré l’attention d’un grand public au sujet d’autres accusations dont je fais l’objet au Parquet général près la Cour d’Appel de Kinshasa Matete, à savoir : imputations dommageables, haine et aversion raciale, atteinte aux droits garantis aux particuliers, faux en écriture et usage de faux, trafic d’influence, association immorale, tentative de harcèlement sexuel et abstention coupable.

Comme l’exige la loi, je vous demande de publier intégralement ce droit de réponse qui va éclairer suffisamment l’opinion au sujet de cette affaire. Avant d’y arriver, je tiens d’abord à vous faire remarquer que vous n’aviez pas fait preuve de professionnalisme car une publication de ce genre devait faire l’objet d’une investigation approfondie, surtout qu’elle touche à ma réputation et à celle de mon Université. Quelles autorités académiques aviez-vous contactées à l’UCC pour en savoir davantage ? Alors que je suis régulier au bureau, je n’ai pas enregistré une quelconque demande de votre part pour me rencontrer.

Pour votre information, j’avais été contacté par d’autres journalistes le samedi 29 avril dernier pour écouter mon son de cloche concernant les accusations que vous aviez relayées. Le mardi 02 mai courant, je les avais reçus au bureau en leur présentant les preuves que je détenais concernant les étudiants Hervé WEMBO et Valence MUBININI. En présence de mes deux Assistants, ces journalistes étaient convaincus que j’étais plutôt victime d’une calomnie et d’un complot. Un journaliste de la RTNC a même déclaré ce qui suit : « heureusement que nous avions pris soin de vous rencontrer, on aurait publié une information qui allait nous coûter cher. Mais nous vous prévenons qu’il y a des collègues qui peuvent accepter de publier ce que nous venons de vous révéler car les parents de ces étudiants proposent l’argent. Mais même si on nous donnait 1.000 dollars, nous ne pouvons pas accepter de leur rendre ce service ». Pourquoi Monsieur Jules NTAMBWE s’est réservé de me rencontrer comme les autres journalistes l’ont fait ? Pour moi, il s’agit d’un manquement grave dans l’exercice de ses fonctions.

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Pour revenir à l’essentiel, je tiens à vous dire que le 21 février et le 14 mars 2023, j’étais auditionné effectivement au Parquet général près la Cour d’appel de Kinshasa Matete au sujet des affaires que vous venez de publier. Je vous informe que les plaignants ne détiennent aucune preuve de leur accusation. Dans ce parquet, le père biologique de l’étudiante Valence MUBININI y travaille comme Conseiller. Mon dossier a été confié à un magistrat qui s’est distingué par une instruction partisane, malgré l’absence de preuve de la part des plaignants. Monsieur MUBININI (le père), qui a été cité comme témoin a assisté à mon audition du début à la fin, malgré l’opposition de mes deux Avocats. Contre toute attente, il suggérait parfois des questions qui devait être posées. Notez enfin que mes réponses l’avaient tellement énervées qu’il voulait en venir aux mains avec moi.

Au terme de mon audition, le Magistrat instructeur et l’avocat des plaignants m’avaient proposé de donner des points à ces étudiants pour éviter des problèmes dans la vie. En présence de Maître Christian LUFUTA, Avocat Conseil de l’UCC, le Magistrat instructeur était allé encore plus loin en disant que cette affaire risque de connaître une fin tragique. Quoi qu’il en soit, quoi qu’il en coûte, j’avais réagi en leur faisant remarquer que je ne peux pas agir contre ma conscience. Mes Avocats et moi-même avons insisté pour que cette affaire soit fixée au Tribunal. Il est alors surprenant de constater que ceux qui se croient forts au Parquet prennent la direction des médias. S’agit-il d’un geste qui traduit l’impasse dans laquelle ils se trouvent pour prouver ma culpabilité ?

Comme vous êtes davantage intéressés à l’accusation d’harcèlement sexuel, je vous dis que je n’ai jamais eu des contacts privés avec l’étudiante Valence MUBININI. Je suis permanent sur le campus de Limete alors que cette demoiselle étudie sur le campus de Mont-Ngafula. L’UCC n’a jamais enregistré une plainte d’harcèlement sexuel de sa part. Où sont les témoins, les preuves des appels téléphoniques ou des messages que je lui ai envoyés ? Ceux qui me connaissent savent que je suis parmi les plus disciplinés en cette matière. Pourquoi suis-je en liberté s’il s’est avéré qu’il y a eu harcèlement sexuel ? A l’Université Catholique du Congo, ces pratiques sont sévèrement sanctionnées ! Si tel était le cas, j’allais être déjà révoqué.

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Pour votre information, l’année dernière, j’étais déjà victime des accusations gratuites de cette nature qui auraient été ourdies par un Professeur renvoyé de l’UCC à cause de ses actes immoraux que j’avais dénoncés. Celui-ci avait envoyé deux étudiantes à tour de rôle, dans l’espoir de me séduire, et de réunir les preuves pouvant occasionnées ma révocation de l’UCC. La première étudiante a renoncé à ses études à l’UCC au moment où elle devait être entendue par une Commission disciplinaire pour un cas avéré de tricherie. La seconde s’était également distinguée par des actes immoraux qui étaient examinés par une Commission disciplinaire. L’étudiante Mubinini que vous vous présentez aujourd’hui comme victime d’un harcèlement est très proche de ce professeur. Pourquoi n’avait-elle pas introduit une plainte après la délibération ? A l’UCC et au Parquet général près la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe, j’avais introduit une plainte contre ces individus qui veulent à tout prix se venger contre moi !

En ce qui concerne l’étudiant Hervé WEMBO, ami ou copain de l’étudiante Valence MUBININI, je vous informe que j’avais dénoncé la manipulation de ses notes (cotes). Par sa lettre n° UCC/REC/LSK/141/21-22/JLML, du 07 mars 2022, le Recteur de l’UCC, le Révérend Abbé Léonard SANTEDI avait révoqué un Assistant de la Faculté de Sciences politiques dont la culpabilité était établie. Pendant son audition devant la Commission disciplinaire que j’avais présidée, l’Assistant qui est son beau-frère avait reconnu qu’il avait agi de la sorte à cause de la pression de sa belle-famille. En outre, par sa lettre n° UCC/CA/PR/FMM/017/21-22/JLML, du 21 mars 2022, le Président du Conseil d’Administration, son Excelle Fulgence MUTEBA, avait renvoyé définitivement un collègue Professeur à cause de la même affaire. C’est pour vous dire, Messieurs les Journalistes, qu’à l’UCC les actes immoraux ne sont pas tolérés ! Si on doit vraiment mériter la réussite, pourquoi les cotes d’un étudiant doivent faire l’objet d’une manipulation ? Pour n’avoir pas atteint les 2/3 de présence aux cours règlementairement exigés pour présenter une épreuve à l’UCC, les deux étudiants ont eu un vide dans l’un de mes cours. Mais au Parquet, on m’a demandé de leur donner des points. Aviez-vous vécu des telles choses tout au long de votre parcours académique ? Dans d’autres cours dispensés par d’autres Professeurs, les deux étudiants ont également échoué. Pourquoi on s’attaque alors à MALUKISA ? Pour moi, il s’agit d’un complot dont je suis victime de la part des personnes qui m’en veulent à cause de mon intégrité morale.

Par ailleurs, je vous fais remarquer que la délibération des étudiants est une affaire qui concerne un Jury et non un Doyen. Il est frappant alors de constater qu’aucun autre membre du Jury n’ait été convoqué par le Magistrat instructeur pour être suffisamment éclairé. Il ne fait l’ombre d’aucun doute qu’il s’agit d’une instruction partisane surtout que monsieur MUBININI est Conseiller au Parquet. Notez également que suivant les recours introduits par ces étudiants au niveau de la Faculté, ils contestaient le vide dans mon cours qui s’explique par leurs absences. Mais quand ils portent plainte, ils dénaturent tout !

En attendant la suite que la Commission Juridique et le Comité éthique de l’UCC vont réserver à cette affaire, je vous invite à l’Université Catholique du Congo, le jour de votre convenance, pour prendre connaissance des preuves que je détiens au sujet de ce complot dont je suis victime pour la énième fois de la part d’un groupe d’individus accusant un grand déficit sur le plan éthique, et qui veulent se comporter comme « des immoraux moralisateurs ». Ceux qui se plaignent de ma conduite sont généralement les étudiants sanctionnés pour corruption, tricherie ou plagiat.

J’en profite pour attirer l’attention de l’opinion sur les menaces dont je vais l’objet de la part des étudiants se croient puissants pour échapper aux sanctions disciplinaires qu’ils méritent à l’Université Catholique du Congo en général, et à la Faculté de Sciences politiques en particulier. Ma famille et moi-même avons besoin du soutien et de la protection de tous ceux qui se battent contre les antivaleurs en République démocratique du Congo.

Veuillez agréer, Messieurs, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Professeur Albert MALUKISA NKUKU

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