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Édouard Mwangachuchu dit avoir demandé l’autorisation du port d’arme suite aux menaces du M23

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A chaque audience dans le procès Édouard Mwangachuchu des nouvelles révélations. À celle du mardi 30 mai 2023 à la Haute cour militaire, il a été question de l’examen de la détention illégale d’arme de guerre à charge du prévenu.

Ce dernier s’est dit victime de menaces de la part des rebelles du M23, les mêmes dont il est accusé de complicité.

A la question de la Haute cour militaire de savoir pourquoi il détenait une arme de guerre, Édouard Mwangachuchu a répondu qu’il se sentait menacé après avoir exprimé dans les médias son opposition à la résurgence du M23.

Le député national élu de Masisi affirme avoir sollicité en bonne et due forme l’autorisation de porter une arme auprès du ministre de l’Intérieur et sécurité de l’époque, Richard Muyej.

« Quand nous sommes allés à Kampala, on m’a menacé par des jeunes gens qui représentaient le M23. Tout le monde le sait, même le ministre des Affaires étrangères{François Mwamba}… J’ai demandé officiellement au ministre de l’Intérieur l’autorisation du port d’arme. Il m’a demandé d’écrire une lettre de demande. En fait, on était avec tous les députés élus du Nord-Kivu et quand j’ai posé la question, le ministre m’a dit « si vous vous sentez menacé, vous pouvez écrire et je vais répondre ». Et puis il m’a répondu et on a fait la procédure », a raconté Mwangachuchu.

Un policier pour sa sécurité

Le président de l’ancienne rébellion Conseil national pour la défense du peuple (CNDP) devenue parti politique, a expliqué qu’il avait demandé qu’on le protège et on lui avait donné un policier pour sa sécurité toujours suite aux menaces du M23.

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En revanche, il ne s’est pas longuement expliqué sur l’accusation de la présence d’anciens rebelles de nationalité rwandaise parmi les policiers commis à sa sécurité et à celle de sa Société minière de Bisunzu, basée dans le Masisi, un de trois territoires du Nord-Kivu contrôlés par le M23.

Poursuivi en flagrance pour trahison, atteinte à la sûreté de l’Etat, détention illégale d’armes et munitions, association de malfaiteurs et participation à un groupe insurrectionnel, Édouard Mwangachuchu risque jusqu’à 20 ans de prison.

Jean Perou Kabouira

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