Home Nation M23, Mobondo, bras de fer pouvoir-opposition: Le spectre d’une grande instabilité

M23, Mobondo, bras de fer pouvoir-opposition: Le spectre d’une grande instabilité

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A six mois des élections, la situation est tendue en République démocratique du Congo. Alors que le pays peine à se débarrasser des rebelles du M23, supplétifs du Rwanda, qui occupent une partie de la province du Nord-Kivu dans l’est, l’ouest dont la capitale est doublement menacé par la milice Mobondo et les tensions de plus en plus vives entre pouvoir et opposition.

Montée en flèche des discours incitatifs à la haine ethnique et tribale, intolérance politique et insécurité, qui se sont ajoutées à la crise sociale devenue chronique, la Nation congolaise traverse une pente glissante.

La reorganisation de l’opposition qui a annoncé ses couleurs en organisant une marche et un sit-in en mai dernier à Kinshasa, a réveillé le pouvoir.

Répression de la manifestation par la police, interdiction faite aux opposant Moïse Katumbi de se rendre dans la province du Kongo central et Matata Ponyo de donner sa conférence prévue à Kenge dans la province du Kwango, arrestation du bras droit de Katumbi, Salomon Idi Kalonda et les perquisitions menées dans ses résidences et celles de son chef à Kinshasa et à Lubumbashi…sont autant l’ingrédients qui font craindre une grande instabilité au pays.

La classe politique frappée de cécité

Malheureusement, la classe politique semble ne rien voir. En effet, pouvoir et opposition font preuve d’une intolérable qui laisse présager le pire.

La société civile censée garder une neutralité politique, a trouvé des arguments pour justifier son allignement politique. C’est le cas notamment de l’église catholique qui a revêtu sa soutane traditionnelle de contre-poids du pouvoir.

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La communauté internationale elle, observe, a commencé à réagir, mais sera-t-elle écoutée ? Quant à la population congolaise, ce peuple au nom duquel pouvoir et opposition prétendent se battre, elle attend impatiemment des solutions à ses soucis habituels: électricité, eau, chômage, nourriture, sécurité.

On lui parle des élections pour « sanctionner le pouvoir», selon que l’on est de l’opposition ou pour « offrir un second mandat et une majorité parlementaire au chef de l’Etat » , selon que l’on est du pouvoir.

C’est dans ce climat que les congolais se rendront dans les urnes en décembre prochain? Pour quel résultat ?

Jean Perou Kabouira

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