Home Politique Propos de François Grignon sur le retrait accéléré de la MONUSCO : « irrévérencieux et indélicats » selon le ministère des Affaires étrangères

Propos de François Grignon sur le retrait accéléré de la MONUSCO : « irrévérencieux et indélicats » selon le ministère des Affaires étrangères

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Au cours d’une conférence de presse animée mercredi 6 septembre 2023 à Kinshasa, le directeur des affaires politiques de la Mission de l’organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) a laissé entendre que le retrait accéléré de la mission onusienne, tel que souhaité par le gouvernement congolais, serait précipité et va créer un vide sécuritaire en RDC.

François Grignon réagissait à la lettre du vice-premier ministre des Affaires étrangères, Christophe Lutundula Apala, réitérant l’option levée par Kinshasa d’accélérer et d’avancer à la fin de l’année 2023, le retrait échelonné de la MONUSCO. Ce jeudi 7 septembre, le conseiller en communication et porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Alain Tshibanda Ngoy, a mis les points sur les i, en dissipant tout quiproquos sur le bien-fondé de la démarche entreprise par le chef de la diplomatie congolaise, Christophe Lutundula Apala, auprès du président du Conseil de sécurité des Nations Unies, au nom du gouvernement.

A travers une mise au point parvenue à alternance.cd, il a rappelé que le retrait de la MONUSCO de la RDC a été décidé et annoncé par le conseil de sécurité de l’ONU dans sa résolution n°2409 du 27 mars 2018 et, qu’il souffrait d’application depuis 5 ans.

« Pour quiconque a lu la lettre de son excellence monsieur le vice-premier, ministre des Affaires étrangères et Francophonie du 1 er septembre 2023, adressée au président du Conseil de sécurité de l'ONU, il ne s'agit nullement de précipiter le départ de la MONUSCO, encore moins de divorcer d'avec l'ONU, ce qui dément formellement les affirmations tendancieuses de monsieur François Grignon », fait remarquer le porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

Il soutient que dès lors que le numéro un des Nations unies, le secrétaire général Antonio Guterres, reconnait d’une part, que la MONUSCO n’est pas capable d’affronter les groupes armés en général et le M23 en particulier, et d’autre part, que la situation sécuritaire en RDC se détériore davantage, « il serait criminel et contreproductif de continuer à s’accrocher au maintien de cette mission onusienne ».

Lire aussi RDC: Le gouvernement presse l’ONU d’accélérer le retrait de la Monusco

Se le jouant franc, le conseiller en communication du ministère des Affaires étrangères soutient que s’entêter à maintenir la MONUSCO en RDC reviendrait à « défier le peuple congolais et ses dirigeants ».

Le ministère des Affaires juge « irrévérencieux et indélicat » qu’un fonctionnaire au sein de la MONUSCO réagisse à une lettre adressée à la haute hiérarchie onusienne, en l’occurrence, au président du Conseil de sécurité des Nations unies.

RD44

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